La roue des stratégies autoprotectrices (DMM)

Modèle dynamique-maturationnel · Crittenden

La roue des stratégies autoprotectrices

Dans le DMM, une stratégie d’attachement est avant tout une manière de traiter l’information pour se protéger du danger. La roue organise les stratégies selon deux dimensions: le biais de traitement, cognitif (type A) ou affectif (type C), et le degré de distorsion de l’information nécessaire pour faire fonctionner la stratégie, croissant à mesure que l’on descend la roue. Sélectionnez une stratégie pour lire comment elle traite l’information.

Même si le schéma paraît découper des catégories, il représente en réalité des dimensions continues. Les catégories sont des repères théoriques qui servent à penser le fonctionnement des sujets, pas à les diagnostiquer. C’est d’ailleurs ce que donne à voir la pointe du camembert: au centre, là où les parts se rejoignent, les stratégies du versant cognitif et du versant affectif deviennent très proches, au point que comportementalement elles se ressemblent beaucoup alors qu’elles ne fonctionnent pas de la même manière, ne se sont pas organisées sur les mêmes histoires développementales. La lecture catégorielle est une erreur théorique et clinique. Par ailleurs, grâce à ce schéma, il est facile de comprendre que le diagnostic attachement sans formation poussée est impossible, voir dangereux, et que les outils d’auto-évaluation simplifiée n’ont en fait pas de validité au niveau du sujet et finalement très peu au niveau de la population alors qu’ils sont régulièrement et dangereusement utilisés..

Biais de traitement

Les stratégies de type A privilégient la cognition, la prédiction des contingences, et transforment l’affect. Les stratégies de type C privilégient l’affect et transforment la cognition. Au sommet, le type B intègre les deux sans les opposer.

Degré de distorsion

Information vraie type B
Distorsion, omission stratégies 1-2
Falsification stratégies 3-4
Déni stratégies 5-6
Délire stratégies 7-8

Lecture

Le modèle est dimensionnel: une stratégie dominante n’exclut pas le recours ponctuel à des formes plus distordues. La roue décrit des stratégies de traitement de l’information, pas des comportements ni des diagnostics.

Source. Définitions reformulées en français d’après les descriptions de Patricia M. Crittenden accompagnant le modèle circulaire des stratégies autoprotectrices (DMM), et d’après la logique des transformations de l’information du modèle. Texte de travail destiné à être relu et ajusté avant publication. À valider. La terminologie française des transformations et des sous-stratégies reste à fixer selon vos conventions.

Auteur/autrice