Si vous n’avec pas le temps de lire mais que vous êtes intéressé, j’ai lu l’article pour vous , et j’ai pas pu l’empêcher de commenter un peu aussi 🙂
Table des matières
Introduction :
Il y a quelques semaines, c’était la classe de conclusion de la formation Intégrer l’attachement dans la pratique clinique. Comme à chaque fois, nous faisons un tour d’écran, à défaut d’un tour de table puisque nous sommes sur Zoom, pour recueillir le retour des participants.
Ce qui est beaucoup revenu, c’est la notion de transformation. Mais pas seulement une transformation du regard porté sur les patients, sur l’attachement, sur les pratiques cliniques. Non. C’était aussi une transformation pour soi. Une transformation dans la perception de soi, dans la compréhension de ses propres stratégies d’attachement.
Cela m’a rappelé le commentaire d’un participant dans un groupe de facilitation pour la formation à l’évaluation de l’attachement à l’âge préscolaire. Un monsieur en fin de carrière. En observant des vidéos d’enfants utilisant des stratégies de type A ( évitantes, dans le langage courant) il me dit :
« Moi, je les trouve parfaitement sécures. Je crois que je viens de comprendre quelle est ma stratégie d’attachement. »Il a émis un petit rire. Il a baissé le regard. Un peu gêné de cette découverte, presque.
Et Crittenden elle-même nous le rappelle régulièrement : quand on se forme vraiment à l’attachement ,c’est-à-dire quand on apprend à l’évaluer, pas seulement à en parler, les premières choses que l’on comprend, c’est à propos de soi. De son propre attachement.
Je me suis donc demandé ce que l’on savait réellement de l’attachement chez les psychologues et les professionnels de santé mentale. Les psychothérapeutes sont-ils plus sécure que les autres ?
Une revue de littérature
Tout commence toujours par une revue de littérature quand on se pose une question scientifique. On ne part pas de son intuition. On regarde ce qui a déjà été produit.
On a aujourd’hui une chance extrême d’avoir des outils fabuleux qui nous font gagner un temps fou. Google Scholar. Elicit. En quelques heures, on peut cartographier un champ entier.
Il existe six grandes revues systématiques consacrées à la question de l’attachement des psychothérapeutes, recensant au total 155 études (voir le dossier Elicit téléchargeable ici).
Que ressort-il de ces recherches ?
D’abord, que le style d’attachement du psychothérapeute semble avoir un effet relativement consistant sur l’alliance thérapeutique et sur la qualité de la relation avec le patient. Dans le modèle ABC+D, la sécurité d’attachement du thérapeute prédit en général une meilleure alliance de travail. À l’inverse, l’insécurité du thérapeute est associée à une alliance de moindre qualité, particulièrement lorsque le profil est préoccupé.
Sur ce point, les données convergent plutôt bien.
En revanche, lorsqu’on s’intéresse aux effets sur les résultats de la psychothérapie, la question devient beaucoup plus incertaine. Autrement dit, si mon thérapeute est sécure, ai-je plus de chances d’aller mieux ?
Dans le meilleur des cas, les effets observés sont faibles. Et souvent, ils sont simplement inconsistants. Certaines études suggèrent que la sécurité du thérapeute prédirait de meilleurs résultats. Mais plus généralement, les corrélations sont faibles, voire inexistantes.
Il existe néanmoins des données plus fines : la sécurité du thérapeute interagirait avec les caractéristiques interpersonnelles du patient avant la thérapie. Autrement dit, ce n’est pas une variable isolée. La sécurité du clinicien pourrait prédire une amélioration symptomatique chez des patients présentant un haut niveau de détresse émotionnelle au départ. Sans pour autant modifier l’efficacité globale de la thérapie en elle-même.
Cela suggère que certains thérapeutes conviendraient mieux à certains patients. Mais sans garantie de résultat.
Ce qui nous ramène à une question plus large, et toujours non résolue : celle de l’efficacité modeste des psychothérapies.
Avec ces six revues, on apprend donc quelque chose. Mais pas énormément. Et on en apprend d’autant moins que nombre de ces recherches utilisent des outils d’auto-évaluation, à la fois pour mesurer l’attachement du psychothérapeute, pour évaluer l’alliance thérapeutique, et pour mesurer les résultats.
Autrement dit, des questionnaires déclaratifs pour mesurer des processus qui ne sont pas nécessairement conscients.
Dans ma formation en attachement, j’ai appris que les représentations d’attachement relèvent en grande partie de la mémoire préconsciente. Elles ne sont pas facilement accessibles à la conscience. Elles ne sont pas spontanément verbalisables. Sauf, peut-être, chez les sécures très intégrés. Et encore.
Le RSQ est l’outil auto-rapporté le plus connu pour évaluer les profils d’attachement. Mais la question scientifique reste ouverte : évalue-t-il la même chose que l’Adult Attachment Interview ?
Le consensus actuel suggère que non. Ce ne sont pas exactement les mêmes représentations qui sont mesurées lorsque l’on utilise un questionnaire déclaratif et lorsque l’on analyse un entretien narratif codé.
Par conséquent, les résultats produits par ces deux méthodes ne sont pas strictement comparables.
Et le problème devient encore plus complexe lorsque l’on introduit ce que le DMM a à dire sur la question.
Sortir des représentations conscientes pour toucher à la dimension procédurale de l’attachement demande des outils rigoureux. C’est tout l’enjeu de notre cursus Intégrer l’attachement dans la pratique clinique.
L’attachement chez les psy et le DMM : l’outsider qui bouscule les choses (encore)
Le postulat fondamental du DMM, c’est que l’attachement est une stratégie de protection de soi, en plus d’être des liens significatifs et les patterns neurologiques qui les organisent, et que tout cela est organisé par le danger.
Et c’est là la différence fondamentale avec le modèle standard d’attachement de Mary Main.
Pour bien comprendre pourquoi le DMM bouscule ces chiffres, il est utile de revenir sur les différences fondamentales entre les modèles ABC+D et DMM ou là Deux modèles de la théorie de l’attachement : Différences entre ABC+D et DMM.
La première chose à remarquer, c’est que l’on parle de sujets qui utilisent une stratégie d’attachement qui est soit sécure soit insécure. On ne réduit pas l’attachement à un trait de personnalité ou à un diagnostic. Ensuite, c’est une stratégie, et en ce sens c’est une ressource, un moyen de solutionner un problème, une ingénierie relationnelle, un avantage.
Donc dans le DMM, l’attachement insécure n’est pas un problème en soi, c’est une solution qui peut être adaptée ou non. Et la question est donc là : est-ce adapté d’être insécure quand on est thérapeute ?
Mais avant de pouvoir répondre scientifiquement à cette question, peut-être faut-il d’abord se demander ce que trouve le DMM quant à la répartition sécure / insécure des psychothérapeutes en termes de stratégies d’attachement.
Fin 2025, Giannotti, Crittenden, Landini et Lambruschi ont publié un article particulièrement intéressant sur ce sujet central, et qui tend à questionner ce que l’on croyait savoir sur l’attachement des psychothérapeutes jusque-là.
Parce que si, dans la plupart des recherches attachement qui s’appuient sur le modèle ABC+D, il existerait une majorité de psychothérapeutes avec un attachement sécure, le DMM ne trouve pas cela du tout.
- Petrowski et al. 2013 trouvent 64 % de sécures.
- Talia et al. 2020 trouvent 64 % de sécures.
- Schauenburg et al. 2010 trouvent 61 % de sécures et 22 % de non résolus.
Nous avons vu plus haut que les recherches mainstream possèdent quelques fragilités méthodologiques, notamment l’utilisation d’auto-questionnaires pour évaluer l’attachement. On peut pousser ces remarques plus loin et questionner aussi l’efficacité de l’utilisation de l’AAI méthode de cotation Berkeley, la plus connue. Dans différentes recherches, elle a été testée contre la méthode de cotation DMM avec des résultats intéressants.
Par ailleurs, ces études ne prennent pas en compte des aspects particulièrement importants du fonctionnement du sujet comme psychothérapeute : ses pertes, ses traumas, les adverse childhood experiences, la façon dont il fonctionne en termes de régulation neurophysiologique. Et au final, il n’y a que quatre catégories officielles d’attachement pour représenter l’ensemble de l’humanité.
Hughes et al. 2000, utilisant une méthode de cotation DMM simplifiée pour l’AAI, trouvaient déjà des résultats un peu différents :
- Psychothérapeutes : 36 % B, 55 % en réorganisation, 9 % A/C.
- Patients : 0 % B, 13 % en réorganisation, 40 % C, 47 % A/C.
Une nouvelle étude a donc été menée avec une méthodologie plus rigoureuse : évaluation par AAI méthode de cotation DMM, prise en compte des ACE, du niveau de fonctionnement neurophysiologique, comparaison de trois groupes, patients, non patients et psychothérapeutes, toutes formations, expériences et orientations confondues, systémique, TCC, psychanalytique.
La problématique soulevée par l’article est la suivante.
L’efficacité moyenne de la psychothérapie est estimée à 40 à 50 %. Une part importante de la variance des résultats est attribuée au thérapeute. Pourtant, l’attachement du thérapeute a très peu été étudié, et le peu d’études existantes n’est pas méthodologiquement très solide.
Les études ACE ont montré que l’adversité précoce est fortement corrélée aux troubles psychiatriques. Les psychothérapeutes présentent eux-mêmes plus d’expériences adverses que la population générale. On revient ainsi au fameux concept de Jung du wounded healer, le soignant blessé. Il est donc plausible que les thérapeutes partagent des caractéristiques développementales traumatiques similaires à celles de leurs patients.
La recherche compare 128 sujets de population normative, 133 patients et 61 psychothérapeutes. Cinq variables sont examinées :
- La stratégie d’attachement utilisée.
- Le trauma psychologique.
- Les pertes non résolues.
- Les signes de niveau d’activation neurophysiologique extrême, comme la dépression ou la désorientation.
- Les signes de réorganisation de la stratégie d’attachement insécure vers B, une stratégie équilibrée.
L’ensemble de ces variables est évalué par l’AAI cotation DMM.
| Domaine analysé | Patients | Psychothérapeutes | Non-patients | Points clés / Interprétation |
| Stratégies d’attachement (AAI – DMM) | Forte proportion de stratégies A/C combinées (37,6 %), indiquant déséquilibre marqué cognition/affect et stratégies complexes de protection face au danger. | Distribution hétérogène. 23,3 % en B (non significatif vs non-patients). 23 % en A/C. 14,8 % en A3–4 (compulsive caregiving / compliance). 41 % en haut risque (A5–8, C5–8 ou combinaisons élevées). Profil à la fois proche des non-patients pour une partie, et proche des patients pour une autre. | Plus forte proportion de B (29,9 %). Faible présence de combinaisons A/C (11,8 %). | Différence globale significative (χ² p < .001). Les psychothérapeutes ne constituent pas un groupe secure homogène. Leur distribution reflète simultanément des profils intégrés en terme d’attachement et des profils insécures. |
| Catégories de risque | 80,5 % haut risque ; 1 seul faible risque | 41 % haut risque ; 29,5 % modéré ; 29,5 % faible | 43,3 % faible risque | Différence significative (χ² p < .001). Près de la moitié des thérapeutes présentent un risque modéré ou élevé de psychopathologie. |
| Trauma psychologique (≥1) | 60,2 % | 32,8 % | 8,7 % | Effet large (Cramer’s V = 0.48). Les thérapeutes présentent davantage de trauma que la population générale. |
| Perte non résolue | 57,1 % | 41 % | 22,8 % | Les thérapeutes sont intermédiaires entre patients et non-patients. |
| Niveau d’activation neurophysiologique – Dépression (bas arousal) | 26,3 % | 6,6 % | 6,3 % | Les patients montrent significativement plus de dépression. |
| Niveau d’activation neurophysiologique – Désorientation (haut arousal) | 6 % | 8,2 % | 0 % | Absence totale chez les non-patients. Présence non négligeable chez les thérapeutes. |
| Réorganisation vers B ( Balance sécure) | 6,8 % | 24,6 % | 11,8 % | Les thérapeutes sont significativement plus souvent en réorganisation que les patients. |
| 4.8 Orientation théorique | — | — | — | Aucune différence entre psychodynamique, TCC et systémique. |
Ces résultats montrent que près de la moitié des psychothérapeutes évalués utilisent des stratégies d’attachement à risque modéré ou élevé, parfois très proches de celles des patients qu’ils reçoivent. Cela signifie que, dans certaines situations cliniques, notamment lorsque le travail touche au danger, à la perte ou au trauma, le thérapeute peut être organisé pour se protéger lui-même plutôt que pour protéger le patient, ou permettre à ce dernier d’acquérir des stratégies plus sécures pour lui-même.
Un exemple plus concret
Ainsi, un psychothérapeute qui utiliserait une stratégie A3 ou A4, de caregiving compulsif ou de conformité compulsive, fonctionnerait en fait sur une apparente bienveillance et coopération qui est réellement organisée par l’inhibition importante des émotions négatives et des comportements qui en découlent, et par l’affichage de faux affects positifs, d’un faux-self, d’une accroche à une méthode ou au cadre. Ces comportements (défensifs) nuiraient à la sensibilité nécessaire dans les interactions avec le patient et, plus généralement, à la possibilité pour le patient de faire, avec le thérapeute, des expériences correctrices de sécurité.
En effet, des stratégies d’attachement avec des chiffres plus élevés dans le DMM impliquent des processus de traitement de l’information sous stress et, particulièrement dans des états inconfortables ou des émotions négatives, plus rigides. L’utilisation de l’affect peut être absente ou exagérée ; enfin, cela peut rendre difficile l’identification de la zone proximale de développement du patient, c’est-à-dire l’endroit où le patient est en capacité d’apprendre quelque chose de nouveau pour lui-même avec l’aide du thérapeute, sans que cela ne soit trop menaçant pour lui.
L’observation fine du lien, à travers des outils comme le CARE-Index, permet de mettre en lumière ces stratégies de protection souvent invisibles. Découvrez comment l’observation transforme la clinique
Les psys une population qui se distingue statistiquement par ses blessures
Autre point dérangeant : les psychothérapeutes présentent beaucoup plus de traumas et de pertes non résolues que la population générale. Le modèle du wounded healer n’est donc pas une métaphore ; il est statistiquement observable que les professionnels psychothérapeutes sont une population qui ressemble davantage à la population des patients qu’à celle des non-patients. La question n’est donc pas de savoir si les thérapeutes ont été exposés au danger — ils l’ont été — mais s’ils ont pu faire le nécessaire travail de guérison psychique pour atteindre un état de sécurité gagnée d’attachement, qui implique l’intégration de ces expériences dans un traitement de l’information équilibré et adaptatif SOUS STRESS ou, a contrario, s’ils continuent à fonctionner stratégiquement et projectivement au regard de ces expériences et de leurs effets persistants.
Le modèle théorique sur lequel ont s’appuis n’y change rien
Enfin, un résultat petit mais pas anodin de cette recherche : aucune orientation théorique ne fait de différence. Ce n’est ni la psychanalyse, ni la TCC, ni la systémie qui protège d’une organisation défensive élevée en termes d’attachement du thérapeute. La technique ne corrige pas la stratégie, mais la stratégie rend possiblement la technique efficace. Ce qui distingue les thérapeutes potentiellement plus efficaces n’est pas leur école, mais leur niveau d’intégration et leur capacité de réorganisation vers plus de sécurité d’attachement.
Le résultat qui choque : A qui bénéficie vraiment l’exercice de la psychothérapie?
D’ailleurs, le point le plus intéressant et dérangeant de cette recherche est le taux relativement élevé de réorganisation chez les psychothérapeutes. Environ un quart d’entre eux montrent des signes de transformation de leur stratégie d’attachement vers un fonctionnement plus intégré et sécure ; cette proportion est d’ailleurs nettement supérieure à celle observée chez les patients. Cela suggère que la formation, la supervision ou l’expérience clinique peuvent favoriser un processus d’intégration, ce qui est ce que l’on veut, mais cela pose aussi une question : pourquoi cette réorganisation est-elle plus fréquente chez les thérapeutes que chez les patients engagés en thérapie ? Les auteurs posent d’ailleurs une question dérangeante : est-ce que la pratique professionnelle de la psychothérapie agirait davantage comme un catalyseur de transformation de la stratégie d’attachement du psy plus que de celle du patient ?
Si ces résultats se confirment, cela signifie que la stratégie d’autoprotection pour l’adaptation et l’attachement face au danger devrait être le sujet de toute notre attention en ce qui concerne les psychothérapeutes qui prennent en charge la modification des stratégies des patients. Et cela amène à penser autrement la formation des psychothérapeutes : la place des techniques thérapeutiques pour les centrer vers une connaissance approfondie de LEUR ATTACHEMENT, avec des parcours qui les amènent vers l’intégration personnelle de leur propre stratégie vers plus de sécurité avant d’être confrontés au travail clinique, surtout avec les populations les plus à risques.
Conclusion
Ces résultats invitent à un changement clair dans la formation des psychothérapeutes. Les différences théoriques entre écoles ne semblent protéger contre l’insécurité de l’attachement ni chez le psy, ni chez le patient. En gros, la technique ne suffit pas. Si la psychothérapie est une rencontre avec le danger, celui du patient mais aussi celui du thérapeute, alors la compréhension des stratégies d’attachement — la sienne, celle du patient et leurs interactions — devient centrale. Former des psychothérapeutes sans les aider à identifier leur propre organisation adaptative, ses zones aveugles et ses points de rigidité, revient à ignorer une variable structurelle du processus thérapeutique.
La formation à l’attachement ne devrait donc pas être périphérique ou purement conceptuelle. Elle devrait inclure un travail approfondi sur le traitement de l’information face au danger, sur l’équilibre cognition-affect et sur les processus de réorganisation. Elle devrait inclure une connaissance approfondie du développement à tous les âges de la vie, l’observation des comportements d’attachement (les siens, ceux des sujets), l’analyse de discours pour non seulement connaître sémantiquement les concepts, mais aussi procéduralement. Le but ne serait pas de sélectionner les thérapeutes sur la base de leur sécurité d’attachement initiale, mais bien de renforcer leur capacité d’intégration et d’intersubjectivité. Qu’ils aient fait le chemin avant de le faire faire, en quelque sorte. Si l’on cherche réellement à améliorer l’efficacité des psychothérapies, c’est probablement là que se situe un levier majeur. Et je crois que ce que rapportent les apprenants à la fin de la formation Intégrer l’attachement dans la pratique clinique est de cet ordre. Ce n’est que le début du chemin, mais c’est un premier pas vers des processus de réorganisation, vers un traitement de l’information plus intégré.
Cette réorganisation vers plus de sécurité d’attachement ne se fait pas seul dans les livres, ou les cours magistraux ; elle nécessite un espace de supervision où le traitement de l’information du thérapeute est explorer et où ce dernier faire une expérience correctrice d’attachement pour lui-même.
REFERENCES
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- Talia, A., Taubner, S., & Miller-Bottome, M. (2020). Therapist attachment and psychotherapy process and outcome: A systematic review. Psychotherapy, 57(2), 195–212.
- Schauenburg, H., Dinger, U., Strauss, B., & Buchheim, A. (2010). Adult attachment and the therapeutic alliance in psychodynamic psychotherapy. Psychotherapy Research, 20(6), 1–13.
- Hughes, J., Hardy, G., and Kendrick, D. (2000). Assessing adult attachment status with clinically-orientated interviews: a brief report. Br. J. Med. Psychol. 73, 279–283. doi:10.1348/000711200160372
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- Essletzbichler, J., et al. (2024). Adverse childhood experiences among mental health professionals. (Référence citée concernant ACE chez les thérapeutes).
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- Wampold, B. E., & Imel, Z. E. (2015). The Great Psychotherapy Debate (2nd ed.). Routledge.
Les références ci-dessus correspondent aux travaux cités par Giannotti et al. (2025) pour situer la question de l’attachement des psychothérapeutes dans la littérature existante.
Texte publié le 17 février 2026 dans le cadre du Blog A-T-L-A-S : un blog clinique pour explorer les liens qui façonnent l’humain.*
— Alexandra Deprez
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